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Cinquante de néo-colonialisme!

30.07.2010

Les 17 pays africains qui ont fêté, qui fêteront le cinquantenaire de leur indépendance dimanche prochain ou encore dans la semaine à suivre devraient se pencher sur leur sort depuis le départ du Blanc colonisateur. Il s'agit en fait de faire la différence entre ce qu'étaient les colonies avant et après les indépendances. L'émergence des premiers cadres africains qui ont eu un goût effréné pour le pouvoir juste après le départ du colon a constitué un problème au lieu d'être une solution aux difficultés liées au développement. On a tôt fait de s'entredéchirer comme si l'héritage laissé par le Blanc colonisateur était une proie. Le patrimoine exaltant légué par les Français, Anglais et Portugais a tôt fait de provoquer une division au sein des différents pays au point que la situation a ouvert la brèche à une néo-colonisation. Dans ces conditions, on se demande si l'on peut aujourd'hui parler d'indépendance à part entière dans un contexte où on dépend indirectement des bailleurs de fonds.

Ceux-ci malheureusement en profitent et dictent parfois leurs lois aux dirigeants africains qui n'ont souvent pas le choix.

Les relations entre l'ancien colonisateur et les pays africains n'ont rien d'accord d'égal à égal. Qu'on le veuille ou non, la mainmise de la France ou de l'Angleterre demeure. Les libertés octroyées ou obtenues au prix de milles et une luttes n'ont plus leur sens réel. Quand il a été demandé à un citoyen béninois de choisir entre la nationalité française et celle béninoise, il a répondu sans ambages qu'il aimerait devenir Français.

Pas pour être dominé mais pour travailler avec la rigueur imprimé par le colonisateur et surtout pour son esprit de patriotisme. Comme quoi, certains regrettent le départ du colonisateur sous lequel ils ont travaillé pour réellement participer au développement de leur pays.

Aujourd'hui, la paresse a gagné les esprits non seulement le Blanc est parti mais également parce que la chicotte a disparu. On se plaît sans vergogne à parfois demander que les Blancs nous dédommagent du fait de la traite négrière et de la colonisation, deux phénomènes auxquels nous avons consciemment participé en contribuant à «vendre» nos frères. Il faut à tout prix renaître. Sinon, les cinquante années à venir vont ressembler à celles que nous venons de boucler avec un bilan peu reluisant vu les richesses du continent.

Cécil Ahouélété ADJEVI