News
Incohérences dans les propos de Bruno Amoussou
Chris-Amos AHOLOU
La seconde sortie médiatique de l'Union fait la nation sur le scandale de Icc-Services n'est pas dans la démarche d'un souci pour les intérêts des populations spoliées. Elle est allée simplement dans une logique de récupération politique de l'affaire et donc une stratégie de déstabilisation du régime en place au regard des échéances électorales en vue. En témoignent les mensonges qui émaillent la déclaration faite par Bruno Amoussou.
Le renard de Djakotomè affirme que «c'est parce que l'Union fait la nation a perçu très tôt l'ampleur et la profondeur de ce qui est un violent tremblement de terre qu'elle n'a pas voulu faire des déclarations ni exprimer des prises de positions...». Il s'agit là d'un gros morceau de mensonge indigeste qui représente à la limite, une insulte pour l'intelligence. Et pour cause! Cette déclaration montre que les acteurs politiques de l'Union fait la nation recherchent simplement une place de choix dans la gestion de cette affaire pour paraître plus crédibles aux yeux des populations béninoises. Sinon, comment comprendre que Bruno Amoussou, Adrien Houngbédji et consorts ont très tôt perçu l'ampleur et la profondeur de l'affaire sans tirer la sonnette d'alarme à temps si tant est que l'intérêt des populations leur importait? C'est là une des pires déclarations de Bruno Amoussou qui montrent le jeu auquel joue l'Un. Bruno Amoussou déclare aussi que «....le Chef de l'Etat...et son gouvernement, par leur complaisance, leur négligence et leur caution de toute nature, ont permis à ce système de ruiner leurs concitoyens».
C'est sans nul doute une déclaration mensongère qui frise la toile d'une récupération politique du scandale. Car, cette déclaration fait obstruction à la vérité en ce sens qu'en aucun moment, les responsables de Icc-Services n'ont jamais révélé dans leurs contacts avec le Chef de l'Etat leur réelle intention de placement d'argent à cette échelle. Et vu la détermination du gouvernement dans la gestion de l'affaire on ne saurait parler d'une caution préalable du Chef de l'Etat et de son gouvernement à des gens qu'ils ont reconnu tacitement comme des escrocs.
Il affirme que «bien des victimes affirment n'avoir succombé à la tentation qu'à cause de l'attitude des plus hautes autorités de notre pays». Il poursuit que «beaucoup avouent avoir franchi le dernier pas juste au lendemain de l'audience présidentielle avec les animateurs de Icc-Services.».
Quelle méchanceté envers un pouvoir qui gêne? Ce que Amoussou oublie est qu'à la sortie de l'audience en querelle, les responsables de cette structure de placement n'avaient jamais confié à l'opinion publique par voie de médias, qu'ils ont parlé avec le Chef de l'Etat du projet de placement d'argent à ces taux mirobolants et que celui-ci leur a donné son aval. Mieux, là où l'affirmation d'Amoussou est tronquée, les victimes dans leur immense majorité refusent déjà de s'en prendre à Boni Yayi en ce sens qu'elles reconnaissent n'avoir pas vu le Chef de l'Etat avant de placer leurs sous. Ainsi, les victimes ne se retrouvent pas dans cette déclaration forgée de l'union fait la nation.




