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Le ministre Koupaki fait taire les rumeurs
J. Y
Le ministre d'Etat chargé de la Prospective, du Développement, de l'Evaluation des politiques publiques et de la Coordination de l'Action gouvernementale, Pascal Irénée Koupaki, a été reçu dans la soirée du mardi dernier sur le plateau de la télévision nationale (Ortb).
Au cours de l'entretien avec les journalistes Célestin Mara et Maxime Ahotondji, le numéro 2 du gouvernement a fait l'état des lieux de l'économie béninoise. 6 mois après la prise d'ordonnance pour l'exécution du budget 2010, des explications sont apportées sur le niveau d'exécution du Programme d'investissement public (Pip).
‘'Nous devons faire attention à ne pas engager de nombreux projets qui vont faire appel à des ressources que l'Etat ne sera pas en mesure de décaisser tout de suite'', déclare le ministre d'Etat chargé de la Prospective, du Développement, de l'Evaluation des politiques publiques et de la Coordination de l'Action gouvernementale, Pascal Irénée Koupaki, sur le plateau de la télévision nationale. Au cours de l'émission sur le thème ‘'Economie nationale: état actuel, réformes et perspectives'', le ministre Koupaki a bordé le niveau d'exécution du Programme d'investissement public (Pip) 2010, 6 mois après la prise d'ordonnance pour l'exécution du budget 2010.
Selon le numéro 2 du gouvernement, le Pip 2010 sur la base de ce qui a été retenu avec le Fmi, au niveau du financement intérieur avoisine pour la période 2006 - 2009, à peu près 160 milliards de FCFA, alors que dans la période 2001 - 2005, ce Pip était de l'ordre de 100 milliards de FCFA. Ce qui montre un effort important d'investissement du gouvernement. Mais il se fait qu'au cours de l'année 2009, il a été observé une baisse des recettes au niveau de l'Etat.
Cette nouvelle situation a conduit le gouvernement à reporter des investissements qui n'ont pas été achevés en 2009 sur l'année 2010. ‘'À partir de là, la gestion budgétaire prescrite par le Chef de l'Etat devra être rigoureuse'', affirme le ministre Koupaki pour qui, il s'agit d'un exercice formidable qui a été fait comme cela n'a jamais été le cas par le passé. ‘'L'exercice qui a été fait a permis tout simplement de rationnaliser les dépenses d'investissement public''.
Et c'est en faisant cette rationalisation en 2010 qu'est apparu le problème de développement à la base. D'où la rencontre que le Président Boni Yayi a eue avec les maires des 77 communes pour examiner le plan de développement communal de chaque commune. En somme, les mesures de réformes structurelles sont bien engagées et le gouvernement tire bien leçon de la crise économique internationale pour avoir une autre dynamique en matière d'élaboration du budget de l'Etat.




