News
L'Un obsédée par le pouvoir (Les questions de développement reléguées au second rang)
Chris-Amos AHOLOU
Les réelles intensions de l'Union fait la nation ne sont pas de réaliser objectivement l'unité de la nation autour d'une véritable vision prospective de développement comme se plaisent à le proclamer les leaders des G et F.
Plutôt, il s'agit d'une union de circonstance fondée sur l'obsession du pouvoir d'Etat. Antoine Idji Kolawolé l'a explicitement dit hier au cours de l'émission «Zone franche» de la chaîne de télévision Canal 3-Bénin. Invité de ladite émission, le coordonateur de cette Un a dévoilé les réelles intensions de l'alliance.
Elle se résume expressément à la prise du pouvoir et sa gestion collective après 2011. C'est clairement ce qu'il a laissé échapper consciemment ou inconsciemment de son propos sur les plateaux de Canal3-Bénin.
D'abord, très peu convainquant, le seul représentant du coq jaune au sein de l'alliance «Un» n'a pas réussi à défendre convenablement le fondement de «Un» et ses objectifs républicains. Il s'est contenté de rappeler aux nombreux téléspectateurs qui espéraient mieux appréhender à travers ses explications les vraies visions, la vraie idéologie de ce regroupement politique de la vielle classe, que leur objectif magistral étant de faire partir Boni Yayi du pouvoir.
On perçoit de ce propos, les intensions d'un règlement de compte politique clairement annoncées. D'ailleurs, il ne l'a pas voilé. Au cours du débat, il rappelle que les hostilités de la vieille classe politique envers le chef de l'Etat proviennent du non respect des accords politiques que les mêmes réunis jadis, au sein de l'alliance «Wologuèdè» avaient signé avec lui en appelant à voter en sa faveur au second tour des élections présidentielles de 2006.
Là, c'est la même raison qu'ils avancent depuis qu'ils ont commencé par se liguer contre le Président Boni Yayi. Si rien ne transparait de nouveau de ce côté, Idji Kolawolé a tout de même cherché à énumérer ce qui les fâche. Et c'est la consternation totale. La gestion du pouvoir avec Yayi fâche.
Et pourtant, presque tous les partis politiques de l'alliance ont participé au premier gouvernement et c'est leur incapacité à suivre le rythme du changement qui les a vus évincer. Il faut simplement comprendre que l'obstination de Un a faire partir Yayi du pouvoir a cédé à une obsession au pouvoir et n'est pas fondée sur une quelconque recherche du mieux être du peuple. Le coordonnateur de Un a aussi affirmé que ce qui les unit au sien de cette alliance politique est le Bénin, en d'autres termes, l'avenir du peuple béninois. C'est une affirmation de duperie du peuple.
Elle apparaît tout à faire paradoxale et contredit l'invité au cours du débat. Si tel est le cas pourquoi ne pas s'unir derrière le président Boni Yayi qui a affiché des ambitions clairement définies dans le sens de l'émergence du pays? La sortie médiatique sur les plateaux de Canal3-Bénin du coordonnateur de Un n'a visiblement pas aidé l'alliance. Elle a plutôt permis aux Béninois d'entrevoir, comme ils pouvaient s'en douter, les réelles motivations des G et F. Le peuple aura donc compris que son salut, s'il est à rechercher encore, n'est pas dans la main de ces hommes.




