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Nago présente ses vœux aux journalistes parlementaires
Eméric Joël Allagé
Le restaurant «Le Berlin» de Cotonou a servi de cadre à la cérémonie d'échanges de vœux entre le Président de l'Assemblée Nationale le Professeur Mathurin Coffi Nago et les journalistes parlementaires regroupés au sein du Réseau des journalistes accrédités au parlement (Rejap).
C'était le vendredi 05 février 2010 en présence de quelques patrons de presse, cadres et députés à l'Assemblée Nationale. Au-delà de l'ambiance festive, de sérieux engagements ont été pris de part et d'autre pour un partenariat fructueux entre l'institution parlementaire et les médias. La cérémonie d'échanges de vœux entre le Président de l'Assemblée Nationale et les journalistes parlementaires était une cérémonie très attendue.
Cela, pour la simple raison que les discours prononcés à cette occasion, hormis celui du représentant du Rejap, était d'une portée importante que les uns et les autres ont pu se faire enfin d'une idée précise des conditions de travail et surtout du climat de collaboration entre l'institution et la presse parlementaire. Même si Armel Feraez, Vice-président du Rejap n'a pu situer distinctement le Président Nago sur les doléances des journalistes parlementaires après lui avoir souhaité les vœux les meilleurs de santé et de prospérité, le Directeur général de l'Onip, Akuété Assevi, n'est pas allé du dos de la cuillère sur cet exercice.
En effet, invité à prendre la parole au nom des patrons de presse, ce dernier a expliqué clairement le mécontentement des patrons de presse quant aux conditions combien difficile de travail de leurs collaborateurs envoyés au parlement. «Nos journalistes sont méprisés », a-t-il indiqué avant d'inviter le Président de l'Assemblée Nationale et tous les députés à se préoccuper un peu plus du sort des journalistes parlementaires pour le rôle important qu'ils jouent dans le relais des informations provenant du palais des gouverneurs.
Prenant la parole, le Président Nago a, au nom du parlement béninois, remercié les uns et les autres pour avoir effectué le déplacement. Pour lui, les journalistes parlementaires sont des partenaires privilégiés de l'institution même si les avis relayés varient souvent d'une tendance à une autre, car cela fait partie du jeu. « Vous êtes indispensables et incontournables », a laissé entendre le Président Nago qui n'a pas manqué d'indiquer que le parlement se doit de remplir ses obligations vis-à-vis des journalistes parlementaires à cet effet.
Au titre des doléances exprimées d'une part par le Rejap et le patronat d'autre part, le Président de l'Assemblée Nationale a indiqué une fois de plus son ouverture d'esprit car pour lui, en dehors des malentendus liés à son souci de respect des règles de gestion en vigueur, il n'est pas question de priver les journalistes des droits liés à leur prestation. Ainsi, il arrive que le Président ordonne et que les questeurs ne signent pas selon les explications du Président Nago qui rassura les patrons de ce que les droits liés aux contrats d'abonnement et autres au titre de l'année 2009 seront bel et bien réglés en 2010 même s'il demeure que le retard est déplorable.
Dans le souci d'un partenariat efficace et prospère, Mathurin Nago a indiqué que la dernière provision de 22 millions réservées aux journalistes parlementaires pour leurs prestations au titre de cette année 2010 est bien disponible, sauf qu'il reste à entourer cette décision de toutes les garanties nécessaires afin de s'assurer de sa régularité et sa durabilité pour l'intérêt des journalistes bénéficiaires, car il s'agit d'une disposition nouvelle dont il faut bien s'imprégner afin de prévenir toutes éventualités.
«Tout se fera dans l'intérêt de nos partenaires que vous êtes, mais selon les réglementations en vigueur », a conclu Professeur Mathurin Nago tout en indiquant que les ressources sont bien disponibles et ne peuvent servir à autres choses. Sous le crissement des cuillères et des verres à boire, avec l'animation musicale fortement colorée de l'orchestre Black Santiago de Bayo Agonglo, la soirée retrouva ensuite son côté festif qui n'a épargné personne.
Le Président de l'Assemblée Nationale esquiva quelques pas de danse avec les hommes de la plume et du micro avant de se retirer. Vivement que les fruits tiennent la promesse des fleurs pour une réelle amélioration des conditions de travail des journalistes parlementaires.




