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Le Bénin organise en 2010 les Etats généraux de son secteur informel (Apa -Cotonou)
Le gouvernement béninois, en collaboration avec le Conseil national du patronat, envisage d'organiser, au cours de cette année 2010, les Etats généraux de l'économie informelle en vue de rendre ce secteur plus dynamique et maximiser sa contribution au développement du pays.
«Les Etats généraux du secteur informel permettront la restructuration de ce secteur qui se présente comme une réponse économique aux besoins des citoyens béninois», a confié à APA, Régis Facia, vice- président du Conseil national du patronat. Selon une étude réalisée par l'Institut national de la Statistique et de l'Analyse économique (INSAE), le secteur informel a joué un rôle de premier plan dans l'économie béninoise ces 20 dernières années.
«Le secteur informel béninois procure à peu près 67,3% du Produit intérieur brut (PIB), contre 32,7% pour le secteur formel et fait vivre la majorité de la population, surtout les diplômés sans emploi», indique la même source. Facilité par les liens culturels et familiaux existant de part et d'autre de la frontière entre le Bénin et le Nigeria, le commerce informel repose sur les avantages comparatifs du marché nigérian et sur la disparité monétaire entre le Naïra et le Franc CFA, constituant ainsi l'une des ressources fiscales du pays.
Ce commerce, souligne la même source, concerne aussi bien les produits céréaliers (riz, blé) que le carburant, les matériaux de construction et les véhicules automobiles. Selon les autorités gouvernementales du Bénin, ce secteur informel, bien qu'il procure une importante part au PIB du pays, engendre d'énormes pertes à l'économie béninoise du point de vue de la fiscalité. «La restructuration de ce secteur permettra surtout à l'économie béninoise qui est d'ailleurs purement fiscale, d'entrér désormais en possession des importantes taxes et impôts qui échappent à l'Etat», ont- ils souligné.
Mais pour le vice- président du Conseil national du patronat du Bénin, les acteurs de ce secteur sont prêts à se formaliser à condition que les autorités gouvernementales leur facilite les démarches administratives. «Plus de 70 pour cent des acteurs du secteur informel sont prêts à se formaliser mais à condition qu'on les aide à faire les lourdes démarches administratives, qu'on leur parle surtout des avantages, et que les structures qui s'en occupent soient décentralisées pour se rapprocher davantage des acteurs», a souhaité le vice- président du Conseil national du patronat du Bénin. Le Bénin organise en 2010 les Etats généraux de son secteur informel




