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Economie

Le Bénin organise en 2010 les Etats généraux de son secteur informel (Apa -Co­to­nou)

08.01.2010

Le gou­ver­ne­ment bé­ni­nois, en col­la­bo­ra­tion avec le Conseil na­tio­nal du pa­tro­nat, en­vi­sage d'or­ga­ni­ser, au cours de cette année 2010, les Etats gé­né­raux de l'éco­no­mie in­for­melle en vue de rendre ce sec­teur plus dy­na­mique et maxi­mi­ser sa contri­bu­tion au dé­ve­lop­pe­ment du pays.

«Les Etats gé­né­raux du sec­teur in­for­mel per­met­tront la re­struc­tu­ra­tion de ce sec­teur qui se pré­sente comme une ré­ponse éco­no­mique aux be­soins des ci­toyens bé­ni­nois», a confié à APA, Régis Facia, vice- pré­sident du Conseil na­tio­nal du pa­tro­nat. Selon une étude réa­li­sée par l'Ins­ti­tut na­tio­nal de la Sta­tis­tique et de l'Ana­lyse éco­no­mique (INSAE), le sec­teur in­for­mel a joué un rôle de pre­mier plan dans l'éco­no­mie bé­ni­noise ces 20 der­nières an­nées.

«Le sec­teur in­for­mel bé­ni­nois pro­cure à peu près 67,3% du Pro­duit in­té­rieur brut (PIB), contre 32,7% pour le sec­teur for­mel et fait vivre la ma­jo­ri­té de la po­pu­la­tion, sur­tout les di­plô­més sans em­ploi», in­dique la même source. Fa­ci­li­té par les liens cultu­rels et fa­mi­liaux exis­tant de part et d'autre de la fron­tière entre le Bénin et le Ni­ge­ria, le com­merce in­for­mel re­pose sur les avan­tages com­pa­ra­tifs du mar­ché ni­gé­rian et sur la dis­pa­ri­té mo­né­taire entre le Naïra et le Franc CFA, consti­tuant ainsi l'une des res­sources fis­cales du pays.

Ce com­merce, sou­ligne la même source, concerne aussi bien les pro­duits cé­réa­liers (riz, blé) que le car­bu­rant, les ma­té­riaux de construc­tion et les vé­hi­cules au­to­mo­biles. Selon les au­to­ri­tés gou­ver­ne­men­tales du Bénin, ce sec­teur in­for­mel, bien qu'il pro­cure une im­por­tante part au PIB du pays, en­gendre d'énormes pertes à l'éco­no­mie bé­ni­noise du point de vue de la fis­ca­li­té. «La re­struc­tu­ra­tion de ce sec­teur per­met­tra sur­tout à l'éco­no­mie bé­ni­noise qui est d'ailleurs pu­re­ment fis­cale, d'en­trér dé­sor­mais en pos­ses­sion des im­por­tantes taxes et im­pôts qui échappent à l'Etat», ont- ils sou­li­gné.

Mais pour le vice- pré­sident du Conseil na­tio­nal du pa­tro­nat du Bénin, les ac­teurs de ce sec­teur sont prêts à se for­ma­li­ser à condi­tion que les au­to­ri­tés gou­ver­ne­men­tales leur fa­ci­lite les dé­marches ad­mi­nis­tra­tives. «Plus de 70 pour cent des ac­teurs du sec­teur in­for­mel sont prêts à se for­ma­li­ser mais à condi­tion qu'on les aide à faire les lourdes dé­marches ad­mi­nis­tra­tives, qu'on leur parle sur­tout des avan­tages, et que les struc­tures qui s'en oc­cupent soient dé­cen­tra­li­sées pour se rap­pro­cher da­van­tage des ac­teurs», a sou­hai­té le vice- pré­sident du Conseil na­tio­nal du pa­tro­nat du Bénin. Le Bénin organise en 2010 les Etats généraux de son secteur informel